Les origines     
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Au milieu du 19ème siècle, pendant le Second Empire, la France, qui comprend encore les deux provinces l'Alsace et la Lorraine, vient d'hériter du Comté de Nice et de la Savoie, et Napoléon III a inauguré le canal de Suez. A cette époque, les Lorrains étaient très attachés à leur empereur et lui vouaient un véritable culte.

Vers 1850, quittant Lommerange, un tout petit village des Hauts Plateaux de la Fensch, dans l’Ouest du département de la Moselle, une famille ANDRé vient s’installer à Knutange, village voisin déjà bien industrialisé et qui compte près de 1000 habitants. Des ANDRé y sont déjà installés.

Félix ANDRé est serrurier et s’installe comme artisan à son compte. Quelques mois plus tard avec sa femme Léonie GUYOT, ils font l’acquisition d’un moulin en bordure de la Fensch.

C’est le 4 Juillet 1869 qu’il leur naît une fille à qui ils donneront le prénom d’Hortense. Cette fille est donc née française, de parents français, sur un sol français et dans un village qu’elle ne quittera jamais.

Félix ANDRé et Léonie née GUYOT

Un an plus tard, le 27 Octobre 1870, la guerre se termine et c’est la défaite et la capitulation de Sedan. Napoléon III est prisonnier et le 12 Février 1871, l’Assemblée Nationale se réfugie à Bordeaux (déjà …), forme un Gouvernement Provisoire après avoir signé l’Armistice de Versailles et le 10 Mai 1871, le Traité de Francfort donne l’Alsace et la Lorraine à l’Allemagne.

Normalement, la Lorraine de l’Ouest de la Moselle, riche en industries diverses, aurait dû rester française mais Monsieur THIERS n’en a pas voulu, ne la jugeant pas assez rentable, pas plus qu’une autre province. Il a préféré conserver Belfort. Et c’est donc l’annexion et la main mise par l’Allemagne sur les deux provinces de l’État.

 

Quelques années plus tard, vers 1880, dans un petit village allemand à la frontière, à Perl, Mathias THEIS et sa femme née Catherine GELTZ, décident d’envoyer trois de leurs enfants en Lorraine car la viticulture locale des bords de la Moselle ne nourrit plus sa famille. C’est donc trois de ses fils qui vont venir dans la région car ils sont certains de trouver du travail dans cette province qui leur tend les bras… Ce sont Jean-Pierre THEIS, né en 1859, et ses deux frères Georges et Pierre qui s’installent dans la région. Je ne connais pas leurs premières fonctions, mais je sais que Jean-Pierre a été, en 1889, contremaître d’un moulin de Knutange tenu par un certain Étienne. C’est cette année, le 15 Octobre 1889, qu’il a épousé la fille d’un autre minotier, une certaine Hortense ANDRé…

Jean-Pierre et ses frères devaient savoir parler le français car on trouve leur trace sur les listes du Conseil municipal de Knutange, qui à l’époque, avait obtenu une dérogation pour rédiger tous les actes municipaux en langue française.

Au début de leur union, Jean-Pierre et Hortense habiteront Nilvange et en 1891 il leur naîtra une fille Marie et deux ans plus tard un fils Léon, qui naîtra le 3 Septembre 1893.

    Jean-Pierre THEIS, sa femme Hortense née ANDRé et leurs enfants Marie et Léon

 

En quelques années ils seront propriétaires d’un moulin et plus tard vers 1900, ils achèteront un important café restaurant à Knutange et de plusieurs maisons rue de la Paix à Knutange. Sur une carte postale de 1904, on voit toute la famille devant ce restaurant. Il y a Jean-Pierre et Hortense sur le pas de porte, et dehors, sur une chaise la grand-mère Léonie née GUYOT ayant de part et d’autre Marie et Léon THEIS.

 

En 1875, à l’autre bout de la France, en terre Limousine, au Nord Ouest de Limoges, le 12 Décembre , naissait de Louis NADAUD et Julie SAMSON une fille prénommée Émilie. C’est la dernière de 4 filles !

Deux ans plus tard, dans un petit bourg charentais, Champagne-Mouton, le 20 Octobre 1877 naissait de Louis MéMAIN, charpentier de métier et de Juliette PERROT son épouse, un petit garçon prénommé Léopold. Quarante kilomètres séparent les villages de Champagne-Mouton et Bussière-Boffy.

Bussière était un petit centre agricole et cinq routes y convergeaient venant de Vouic, de Roche, de Confolens et de Brillac. Les marchés y étaient fréquents et les foires qui y étaient organisées attiraient les clients des villes environnantes, car on trouvait plusieurs cafés, un hôtel et les bals où l’on allait volontiers permettaient bien des rencontres… Les NADAUD étaient à Bussière-Boffy depuis de nombreuses années et habitaient les deux maisons qui encadraient le route de Roche. J’ai vu sur le registre d’état civil de Champagne-Mouton une lignée de MESMIN entre deux MéMAIN.

 

En aval de Knutange, il y a le chef – lieu de canton, Hayange. Depuis plus d’un siècle les DE WENDEL, maîtres des forges, sidérurgistes et gros propriétaires du pays y règnent en seigneurs. Et à Hayange, il y avait une vieille famille de longue lignée les TAITE, qui à l’époque se nommaient les TËTES. Un jour, deux TAITE, cousin et cousine, s’amourachèrent l’un de l’autre et se sont mariés en 1869. Et de cette belle union naquit d’abord une fille Marie TAITE, et un fils Gustave né le 6 Janvier 1872.

Un an plus tard, dans un bourg proche de Thionville, à Manom précisément, le 23 Avril 1873, dans la famille BERNARD naît une fille prénommée Marie. Il y avait déjà une fille qui épousa un Joseph BACH, puis suivirent Auguste, solide gaillard mort accidentellement, puis François qui épousera plus tard Marie THEIS, et deux autres enfants.

Je ne sais pas comment Gustave TAITE de Hayange et Marie BERNARD de Manom se sont rencontrés, mais ils se sont mariés en 1895 et eurent trois enfants : Jeanne née le 25 Mai 1897, André né le 21 Septembre 1899 et Gabrielle née le 8 Mai 1901.

    Les enfants TAITE : André, Fernand (décédé assez jeune), Jeanne et Gabrielle