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Sous
l’occupation allemande, la vie n’est pas facile. L’éducation des
enfants est très dure et sévère et on ne tolère aucune faiblesse chez
Jean-Pierre THEIS. Quoique cela fut interdit, les conversations se font en
français, mais en classe toutes les matières sont enseignées en
allemand. Pour marquer leur différence, les familles lorraines de souche
envoient leurs enfants poursuivre leurs études en Belgique. C’est ainsi
que ses études primaires terminées, Léon est envoyé en pension dans un
collège à Arlon. Il devient rapidement un très bon élève bilingue.
Chez
les TAITE à Hayange, la situation est la même, et les enfants vont aussi
parfaire leur connaissance du français dans des écoles belges. C’est
ainsi que Jeanne et son frère André se retrouveront à Virton.
Gustave
TAITE s’était très tôt orienté vers le commerce et avait acheté
vers 1900, une épicerie au 84 de la rue principale. Il s’y tint une
dizaine d’années pour acheter ensuite, juste à côté, l’Hôtel
Restaurant dit le « CAFé
NATIONAL ». c’était un gros investissement, mais il avait du nez,
comme on dit et l’avenir lui donna raison.
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1912
Gustave
TAITE est dans l’entrée du café avec derrière lui dans l’ombre sa
femme Marie née Bernard. Au premier étage, à gauche, on voit Jeanne et
sa grand-mère TAITE
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C’est
vers cette époque en 1911, qu’on célébra le mariage de François BERNARD
avec Marie THEIS. François Bernard était le frère de Marie TAITE et Marie
THEIS la sœur de Léon THEIS… c’est compliqué…
Il faut se
mettre dans l’esprit que Marie THEIS est la sœur aînée de Léon THEIS, mon
papa, et que François BERNARD est un des frères de Marie BERNARD la femme de
Gustave TAITE, donc la maman de Jeanne TAITe, ma maman.
Et c’est
au cours de cette noce que Jeanne et Léon firent plus amplement connaissance et
ça a fait TILT… Léon avait 18 ans et Jeanne 14 ans. Sur la photo de mariage
de François et Marie, on voit Jeanne et Léon, côte à côte, derrière les
mariés : Léon derrière sa sœur et Jeanne derrière son oncle François.
Sur cette photo, on voit des BERNARD et des THEIS, il manque pourtant André
TAITE et son père Gustave. Le premier devait être malade (il avait 12 ans),
soigné par son papa !
Bernard
et Marie se sont certainement rencontrés à Knutange où François fut
instituteur dès 1903. Plus tard, il devint directeur d’école.
Un an plus
tard Léon fut incorporé dans les troupes allemandes pour y effectuer deux ans
de service militaire, sans se douter qu’il allait porter l’ uniforme
allemand pendant 6 ans.