Limousin     
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Chez les MéMAIN, la petite dernière avait quatre ans, et Léopold ayant montré et exploité tout sons savoir faire dans la région, apprit un jour par des compagnons charpentiers du devoir de Limoges qu’il y avait de gigantesques travaux de reconstruction dans les régions dévastées par la guerre, en Champagne particulièrement. Il décida donc de reprendre son tour de France de compagnon. Il se rendit à Reims où il séjourna de 1921 à 1931. Dix ans d’absence avec un retour au pays d’un mois et demi tous les deux ans. En ce temps là, les voyages n’étaient pas aussi aisés que maintenant et on ne s’exilait pas aussi facilement que maintenant.

C’est en juin 1929 que Marie-Magdeleine (la p’tite Marie) obtint son certificat d’Études Primaires, elle avait 11 ans et demi. Elle était bien mignonne et, ce qui ne gâtait rien, était dotée d’une très jolie voix et elle accompagnait déjà par ses chants tous les services et messes dont la chorale était dirigé par Melle du Marache.

A Bussière-Boffy, il y avait à peu près 600 habitants, et Léopold et Étienne – qui avait accompagné son père en Champagne - étaient rentrés et s’étaient installés dans l’atelier derrière la maison familiale.

 

Au cours de son service militaire à Tours, Henri avait rencontré une jeune institutrice et il s’était marié. Louis après avoir fait son service militaire et s’être rengagé, avait été muté au 2ème Régiment d’artillerie de Grenoble (!). la grande sœur Suzanne, qui avait passé la plus grande partie de sa jeunesse à Champagne-Mouton, chez les grands parents MéMAIN, le rejoignit dans les Alpes où elle fit des études d’infirmière pour avoir son Diplôme d’État. C’est en 1935, qu’hélas, le papa Léopold est décédé subitement. Il était parti en moto pour assister au passage d’une course cycliste ; et c’est un infarctus qui l’a terrassé au bord de la route. Chez les MéMAIN on adorait le vélo, et les trois fils avaient participé à de nombreuses courses régionales.

 

Marie-Magdeleine était restée à Bussière, et sans trop savoir quoi faire avait été chargée de surveiller et de garder les enfants de son frère Étienne et des voisins. Cet état de chose déplut beaucoup à Suzanne, qui venait de passer quelques jours de repos à Bussière, et elle demanda à Marie de venir les rejoindre, elle et Louis, à Grenoble où il y avait une très sérieuse École d’Infirmières puéricultrices. Et Marie se retrouva à Grenoble dès 1936, dans un établissement d’état, la Protection de l’enfance, à La Tronche.

La famille MEMAIN en 1930

Etienne – Anna – Louis – Suzanne – Henri – Julie

Emilie née NADAUD – Marie-Magdeleine – Léopold